lundi 12 janvier 2009

Qui de vous deux


Dream Hotel, NYC.


Image Hosted by ImageShack.us

Image Hosted by ImageShack.us



On a quinze jours pour réapprendre à se regarder, se voir, s'aimer encore. Regarder au-delà de nos doudounes, parce qu'il fait un froid de canard, mais c'est magnifique, tout blanc, pur, élancé, claustro... Une ville qui nous ressemble.
Je dois me contenter de lui, je dois l'aimer, je dois me restreindre. J'ai éteint mon téléphone, je n'attend plus personne. Plongeon dans ses yeux marrons, baisers sur sa bouche fine. On s'y croit.



J'oublie Paris. Je ne t'attends pas.
On file les avenues et on mange des scones. On sort, on rit, on fait l'amour au petit matin et on va voir la statue de la liberté. Salope. Elle porte bien son nom, elle s'affiche aux yeux du monde, et moi je la regarde à en pleurer, parce que je suis à New York, que j'aime pas New York, que j'y vois pas assez le ciel, et c'est trop loin de chez toi.

Dans le bus, il me demande si je veux un enfant. J'ai mal au coeur, c'est les virages.

A l'hôtel, il me prend par derrière. Je ne sais plus qui c'est, je sais que c'est un autre que toi, c'est impossible comme je me sens crade quand t'es pas là.

Cinquième jour.
Aujourd'hui, j'ai décidé de t'oublier. Définitivement. C'est pas toi celui qui est fait pour moi. Je ne serai jamais ta princesse. Aujourd'hui, ta barbe me piquait trop. Tu étais trop grand aussi. Je me rends compte comme on était différents, et que tu n'avais pas tant de talent. Ta musique est pourrie. Tes yeux sentent le faux, et tu ne me faisais pas assez rire. Je ne connais même pas tes parents, je ne sais pas si tu as des frères et soeurs: je t'ignore, et toi aussi tu m'ignores. Je me suis toujours enfuie dans la nuit de ta chambre...

Alors ce matin ça va mieux. Je fais l'amour avec moins de remords, je savoure mon café, je lâche un peu mes clopes. C'est reposant si je t'oublie.

Douce légèreté, poids qui s'élèvent, j'aimerais être plus fine, m'envoler, que rien ne m'atteigne tant.

Il nous reste une semaine. Nous allons au Cap Cod. Tout va bien se passer. Il y aura la mer grise et le sable noir, des nuages bleus comme des soleils. Du vent et des crabes peut-être. J'irai bien, ne t'en fais pas. Tu ignores où je suis, et que je pense à toi, quand je donne mes mains à l'autre, au vrai, quand je vis avec lui, quand il me prend dans ses bras. Celui qui m'aime.
J'ai peur que tu sois un fantôme. Que tu n'existes pas. Je repense à tes yeux trop lumineux...
Et à tes mains, à tes mains, à tes mains.

Je ne prenais plus la pilule. Tu ne le sais toujours pas.
Il ne sera pas à toi. De toi, quand même.
J'ai encore la nausée.

Il aura sûrement mes yeux clairs, qui ressemblent aux tiens.



Image Hosted by ImageShack.us

mercredi 7 janvier 2009

Contre-Culture

En réaction aux bobos de mon quartier qui font la queue à la boucherie: Mc Do chez moi, avec un bouquin sur Marie Stuart.

Je me prenais pour Bataille, , mais mon blogtracker m'a montré qu'un/une belge a tapé "sperme dense blanc" sur Google, et mon blog s'est affiché en deuxième page. Ca m'apprendra.

J'ignorais la qualité de mes lecteurs; un de mes meilleurs potes m'a dit:"Pas mal ton dernier blog. Je me suis bien branlé dessus!", suivi d'un rire bien gras. Ca m'apprendra encore.

Contre le système: la nouvelle coupe flamboyante d'Helmi.

Arrêter de dire "mon chat", alors que c'est une femelle. Tito, ma chatte.

Acheter un mini aspirateur. L'achat de ma vie.




lundi 5 janvier 2009

2009, Nouvelle ère.

J'erre.
Le long du canal St Martin, je rentre chez moi, il fait tard, il fait froid. Bientôt, la neige.
Je reviens des sommets, l'air frais: je me suis réfugiée dans un chalet, avec une famille criarde, pour oublier un peu.
Oublier nos mensonges respectifs, oublier nos clichés communs... M'enfuir encore.

J'erre le long du canal St Martin, et heureusement que j'ai mon bonnet. Quel froid. Attention, il revient. Il s'enfuit en courant, le lâche, je paye mon vin, et avec sa bagnole de merde il revient. "Je te dépose, il fait trop froid."

Crève.
Parce que là j'ai tellement chaud au ventre et je peux pas crier, alors laisse-moi tranquille. 
Parce que non, parce que mais, parce que je n'ai plus rien à dire et que je hais le silence résigné quand on ne peut plus chercher à voir encore. L'impasse, l'aveuglement, l'en-toi-je-ne-veux-plus-rien-voir. Ni entendre. Fin de l'écho.
Il refait des tours le long des quais pendant que je trace mes lignes droites; je pense à moi, je pense à demain, je pense même à mon chat, pour pas penser ma douleur et ravaler mes larmes.

La fin: pourquoi pas. C'est une façon de se renouveler, en ce début d'année. 
Une fin de merde: pourquoi?
On me dit que c'est plus simple, et qu'une passion ça ne se termine pas dans la politesse et les meilleurs voeux. I wished qu'on était pas des peintures figées, des rôles en papier mâché, des marionnettes... Le beau menteur et la petite salope. 
I wished, I wished... Wish you a happy new year now, babe.

Après tout, on n'avait pas notre place dans la crèche de Noël.
C'est pas plus mal. 


Je pense à demain. J'écris. Douce anesthésie du froid...

Il neige sur mon coeur comme il neige sur la ville.

Aujourd'hui, on est demain. Enfin.





Image Hosted by ImageShack.us